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Mobilisation réussie avec une forte implication de toutes et tous, ce samedi 29 mars, pour la journée de la terre!

Regarder la vidéo : https://youtu.be/EGDJCohP39M?si=AxIk4_O7QqhinOZr

RENCONTRE CAUSERIE  EXCEPTIONNELLE AVEC AHMED TOBASI* ET ZOÉ LAFFERTY 

 

SAMEDI 22 FÉVRIER 2025

        

Un après midi avec Ahmed Tobasi,acteur, metteur en scène, directeur artistique du Freedom Theater de Jénine

 

77 personnes y compris des visages inconnus ont participé pendant quasi 2 h,  à la rencontre entre le Collectif69Palestine-Erap et Ahmed Tobasi, Zoé Lafferty, Khalil de Jénine aussi en résidence actuellement aux Subsistances, Lamia du festival Sens interdits.

Nous disons réussite ! 

Ahmed parle juste et politique et avec Zoé nous font part de leur avancée dans la vie malgré tout avec la création d’Artists on the frontline (en 1ère ligne) en particulier.

Sens interdits, festival qui est sans concession pour soutenir les artistes soumis à des conflit, guerre, colonisation.

 

Merci à toutEs, à Yasmine Bouagga Maire du 1er, et à Sens interdits qui  a fait et fera encore venir Ahmed malgré les embûches.

 

 

Francois Romanet et Lamia direction du festival Sens Interdits, Les SUBS, Collectif69Palestine, ERAP

Belle ambiance ce matin du 16 février 2025 au marché Cusset à Vaulx-en-Velin. Les vaudais connaissent le boycott et sont très solidaires des palestiniens, les enfants sont aussi très sensibilisés à cette cause.

Beaucoup d'échanges sur les cibles avec certains,  sur la colonisation avec des algériens qui l'ont connu, beaucoup de tracts et stickers distribués.
 2 heures de discussions  avec le soleil en prime.

Ce 2 février 2025, a eu lieu la projection du documentaire NO OTHER LAND.

Un film très fort, un témoignage exceptionnel.

La salle était comble. Nous avons tous ressenti ce sentiment d'impuissance face à la barbarie. Lire la suite sur l'onglet Actualités

Beaucoup de monde ce samedi 1er février place Guichard.

Le thème était les médias et leur influence, notamment ceux de Bolloré. Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'onglet Actualités

 

Regarder la bande annonce : https://no-other-land.lefilm.co/

le drapeau palestinien déployé par Antoine, guide de haute montagne au sommet du Cerro San Francisco au Chili!

Mieux que des texte, visualiser la Palestine avec des cartes, des graphiques :

Visualizing Palestine

Aider Israël à rompre avec ses démons

(article de Denis Sieffert du 16 avril 2024 paru dans la revue Politis)

https://www.politis.fr/articles/2024/04/aider-israel-a-rompre-avec-ses-demons/

 

Le conflit avec l’Iran le souligne : les dirigeants israéliens n’ont jamais assez de guerres à leur agenda. C’est leur raison de survivre, mais certainement pas celle d’Israël. Les assassins de Rabin sont aujourd’hui au pouvoir : ils font d’Israël un État paria.

 

Entre gens de bonne compagnie, l’affaire s’arrêterait là. Mais les dirigeants actuels d’Israël n’ont jamais assez de guerres à leur agenda. Au nord le Hezbollah, au sud le massacre des Gazaouis, à l’est des pogroms dans les villages de Cisjordanie. Et pourquoi pas une guerre apocalyptique avec l’Iran ? C’est leur raison de survivre, mais certainement pas celle d’Israël. Si la paix venait à s’installer, ils seraient comme des cyclistes qui s’arrêteraient de pédaler. Il n’y a donc rien d’autre à attendre dans le conflit avec la République islamique qu’un nouveau pas vers l’abîme. La gravité de l’attaque à laquelle se prépare le « cabinet de guerre » ne dépend que de la force de persuasion de Joe Biden, et des moyens logistiques dont il peut priver Israël.

 

Netanyahou est dans la main de ses alliés, colons d’extrême droite, dont dépend sa propre survie politique.

 

La séquence actuelle a commencé le 1er avril, lorsqu’Israël a commis un acte de guerre caractérisé en attaquant le consulat iranien de Damas. Cela sans susciter la moindre condamnation internationale. Dans la nuit du 13 au 14, l’Iran a fait ce qu’il ne pouvait pas ne pas faire en répliquant par une attaque spectaculaire, mais cousue de fil blanc. Israël et les États-Unis avaient été prévenus de l’heure et des moyens. Avait-on déjà vu dans l’histoire une attaque conçue pour échouer ? Le lendemain, le représentant de la mission iranienne à l’ONU s’est d’ailleurs empressé de rassurer son monde en déclarant que « l’incident était clos ».

 

On a bien compris que Téhéran avait besoin de cette opération pour laver l’affront, et plaire à ceux qui soutiennent encore un régime honni. Avec cette demi-mesure, l’Iran a voulu déjouer le piège tendu par Netanyahou. Car l’hypothèse du piège est crédible. Le Premier ministre israélien aurait voulu provoquer une réaction iranienne, qui légitimerait en retour une offensive de grande envergure, qu’il n’aurait pas agi différemment. L’heure est-elle venue ? On se déchire sur le sujet au sein du gouvernement israélien. Washington, Londres, Paris freinent des quatre fers.

 

Mais la logique de Netanyahou répond à des impératifs qui ont peu de rapports avec la géopolitique. Il est dans la main de ses alliés, colons d’extrême droite, dont dépend sa propre survie politique. Et ceux-là trouveraient avantage à un chaos qui leur permettrait d’anéantir toute résistance palestinienne, et de s’approprier la Cisjordanie. Ils rêvent d’une deuxième Nakba qui parachèverait la première, celle de 1948 qui a poussé huit cent mille Palestiniens à l’exil. Les colons ne perdent d’ailleurs pas de temps. Comme leurs ancêtres en 1948, ils brûlent des maisons et ravagent des villages dans les territoires palestiniens, pendant que nous regardons les drones iraniens s’écraser dans le désert du Néguev. Il s’agit aussi pour Netanyahou de détourner l’attention de Gaza, où son armée s’inscrit dans la sinistre tradition de la guerre coloniale, sans foi ni loi. On est frappé par la continuité de l’histoire.

Depuis soixante-seize ans qu’il existe, Israël vit dans une perpétuelle angoisse existentielle. Souvent instrumentalisée, parfois fondée. Mais à qui la faute ? Comment font ses dirigeants pour produire parmi les peuples alentour, et même un peu partout dans le monde, une hostilité qui est aujourd’hui à son comble ? Pas besoin d’être grand clerc pour trouver la réponse. Tout part et tout ramène toujours à l’irrésolution de la question palestinienne. On ne peut pas martyriser tout un peuple depuis près de quatre-vingts ans, le discriminer, le massacrer dès qu’il bouge, favoriser ce qu’il y a de pire en lui – le Hamas –, le priver du moindre espoir, sans générer un état d’insécurité permanent. Le tout alimenté par une propagande qui oscille entre un racisme anti-arabe décomplexé et un déni couvrant d’ignorance et de mépris le sort des Palestiniens.